J’ai testé pour vous la rupture de poulie !

La rupture de poulie est une des blessures les plus classiques et les plus invalidantes en escalade. Quand la rupture est totale, elle nécessite une intervention chirurgicale, qui est suivie de 3 mois d’immobilisation et de 3 mois de séances quotidiennes de rééducation avec un kiné spécialiste de la main. Parcours long et parfois décourageant, à l’issue duquel la reprise peut s’avérer ingrate ! Récit d’une expérience vécue.

J’ai testé la rupture de poulie et comme vous pouvez l’imaginer, je m’en serais bien passé ! Si je reviens sur cet épisode fâcheux, c’est parce que je pense que mon expérience pourra peut-être servir à d’autres, en termes de prévention.

Les conditions de la survenue

En août 2011, je me suis claquée une poulie sur l’annulaire gauche. C’était en grande voie, à Aiglun, dans un court passage sur des arquées, à la fin d’une longueur. Ironie du sort, ce n’était même pas dans une voie dure, mais il faut croire que toutes les conditions étaient réunies pour aller à la rupture

Au moment de l’accident, quand j’ai saisi la prise, je me suis rendue compte que mes doigts n’étaient pas bien dans l’axe. Dans le feu de l’action, je me suis dit que ça jouerait quand même. Grossière erreur ! J’ai nettement entendu le fameux claquement et je savais ce que ça pouvait signifier. Pourtant, ma première réaction a été de ne pas y croire. J’ai même pensé que c’était le rocher qui avait cassé et je cherchais un petit éclat sur le bord de la prise ! Le déni total…

Rapidement, le doigt s’est mis à gonfler et le doute n’a plus été permis. J’ai terminé la longueur – je ne ressentais pas encore la douleur – et j’ai installé le relais pour faire monter mon second. Bien vite, j’ai eu des difficultés à ravaler la corde et à fermer la main pour assurer, tant le doigt était gourd ! Nous avons terminé la voie tant bien que mal, moi en second, treuillée au maximum et ne grimpant qu’avec la main droite !

Aiglun, un bien trop bel endroit pour une blessure !

Aiglun, un bien trop bel endroit pour une blessure !

Les signes qui auraient dû m’alerter, les leçons à en tirer

Comme on dit bien souvent, une blessure n’arrive pas par hasard. Et celle-ci n’échappe pas à la règle. Il est généralement admis qu’une blessure survient plus facilement dans des phases de surcharge au niveau entraînement ou sur un organisme fatigué. Un échauffement imparfait, une hygiène de vie laissant à désirer, une hydratation insuffisante et un manque d’écoute de son corps sont autant de facteurs qui n’améliorent pas les choses !

En ce qui me concerne, et malgré une longue expérience en escalade, j’ai cumulé la plupart de ces facteurs. Je n’étais pas en phase d’entraînement intensif mais j’étais fatiguée par des déplacements et des contraintes liées à mon travail. J’avais en outre très peu dormi la nuit précédente, étant préoccupée par diverses choses à régler. Je n’étais donc pas de la 1ère fraîcheur…

Je ne me suis pas échauffée avant de grimper, considérant que la voie n’était pas très difficile. J’étais déshydratée, car la veille, nous avions marché plus longtemps que prévu sous le soleil, sans eau, suite à une erreur d’itinéraire. Enfin, je ne me suis pas du tout écoutée : le matin, je ne me sentais pas très vaillante mais je n’ai pas voulu prendre une journée de repos supplémentaire, sachant que mes jours de congés étaient comptés…

La prise en charge médicale

Connaissant les conduites à tenir dans ce type de blessure, j’ai glacé le doigt dès que j’ai pu, pour atténuer la douleur. Et j’ai répété l’opération 3 fois par jour, durant la première semaine, comme préconisé. Je me suis aussi résolue à m’arrêter de grimper le temps qu’il faudrait pour que mon doigt guérisse ; de toutes façons, je n’aurai guère pu envisager de grimper avec un doigt aussi gonflé et douloureux…

J’ai également décidé de consulter un médecin et j’ai contacté le service du Professeur Moutet, chirurgien spécialiste de la main au CHU de Grenoble, qui m’avait opéré d’un kyste sur la gaine d’un tendon en 2000 et que j’avais eu l’occasion d’interviewer plusieurs fois, notamment pour notre livre Escalade et performance, paru aux éditions Amphora en 2004. Une chance, je dois bien le reconnaître, d’avoir pu faire appel à lui !

Au vu du scanner et après consultation dans le courant du mois de septembre, le Pr Moutet a confirmé le diagnostic de la rupture de poulie, le tendon faisant très nettement la corde de l’arc à l’auscultation et sur l’imagerie médicale. Et j’avais même deux ruptures de poulie pour le prix d’une : la classique A2 et en prime, une cruciforme, la C1, dont il fut difficile de dire si elle était rompue depuis un moment ou si elle avait été lésée au moment de la rupture de A2.

poulie doigt A2-C1

Rendez-vous fût pris pour l’opération, programmée au mois de décembre pour des raisons professionnelles. La technique chirurgicale consiste à refaire une poulie à partir d’un greffon de ligament annulaire du carpe (LADC). On vous ouvre donc le doigt et le poignet, pour restituer une structure retenant le tendon fléchisseur au contact de la phalange lors des mouvements de flexion.

Étant consciente durant l’opération, j’ai pu entendre le Pr Moutet expliquer à ses internes les différentes étapes de la reconstruction et leur montrer le tissu cicatriciel qui s’était reformé en lieu et place de ma poulie depuis la blessure et qui selon ses propres termes, “ne tenait que dalle” ! J’avais donc confirmation que s’arrêter, même longtemps, ne permettait pas, dans le cadre d’une rupture totale de poulie, de réellement guérir…

Suite à l’opération, et après retrait du bandage et des points, la réparation a été protégée par un dispositif plaçant la main en flexion du poignet. Il s’agit d’une coque amovible en plastique thermoformé que l’on garde durant 45 jours. Une bague protégeant la nouvelle poulie est également au programme pendant les premiers 45 jours, puis conservée pendant les 45 jours suivants, après retrait de la coque. La patience est donc de mise… Mais le travail ne fait que commencer !

poulie2

La rééducation

La rééducation post-opératoire est immédiate… et quotidienne ! Ça a d’ailleurs été une surprise pour moi, 3 jours à peine après être passée sur le billard, de commencer le travail de mobilisation avec le kiné. Là encore, j’ai eu la chance d’être bien prise en main, cette fois-ci non plus à Grenoble, mais à Clermont-Ferrand, à la clinique de La Châtaigneraie, par le kiné Philippe Paul, spécialisé dans la rééducation de la main.

En fait, la rééducation commence immédiatement car le tendon fléchisseur doit coulisser librement sous la poulie reconstruite, sans adhérence, et doit récupérer sa course normale. L’enraidissement du doigt opéré doit absolument être évité. Des mobilisations actives et passives du doigt sont donc au programme, pour le maintien du glissement tendineux et le maintien des amplitudes articulaires. L’assouplissement des cicatrices et l’amélioration de la trophicité tissulaire fait aussi partie des préoccupations des thérapeutes.

Bains de paraffine, ultrasons, vibrations, électrostimulation, j’en passe et des meilleures comme ces exercices de saisie (malaxer des pâtes de différentes duretés ou saisir des coquillettes dans un bac rempli de riz, entre le doigt opéré et le pouce, le tout les yeux fermés, pour retrouver la finesse et la précision gestuelle…). Avant l’opération, je n’avais pas imaginé le caractère fastidieux d’une telle rééducation, qui se reproduisait de jour en jour, à raison de 3 séances quotidiennes (une avec le kiné et deux plus courtes, réalisées seules).

rupture-poulie

Heureusement, les séances effectuées à la clinique de La Châtaigneraie se faisaient en groupe et sur le plan de la motivation, ça a été d’une grande aide pour moi. D’autant plus que la plupart des autres patients présents, opérés comme moi de la main, n’étaient pas des grimpeurs. Il s’agissait pour la plupart de travailleurs manuels qui avaient passé la main dans une machine. Il y avait aussi des personnes âgées victimes d’accidents domestiques et même un gars qui s’était fait agressé au couteau et n’avait eu d’autre issue que de saisir la lame…

Les échanges que j’ai pu avoir avec chacun d’entre eux au cours de ces 3 mois de rééducation quotidienne m’ont bien vite fait relativiser et prendre conscience du caractère privilégié de ma situation. Ça aurait été vraiment été indécent de se plaindre, du genre “je me suis claqué une poulie, je ne peux pas grimper en ce moment, ça me prend la tête et je ne sais même pas si je regrimperais un jour à mon meilleur niveau !”. Bref, profil bas et rééducation minutieuse, pas plus mal au fond…

Paradoxalement, la phase la plus difficile de la rééducation a été la phase finale, pour retrouver l’extension complète du doigt et surtout du poignet. À force d’avoir le poignet en permanence fléchi vers l’avant, on ne peut plus le courber vers l’arrière et retrouver cette mobilité n’est pas évident. Attelles, séances sur le plateau canadien, là encore pas une partie de plaisir, mais la perspective de regrimper bientôt se faisait de plus en plus clairement ressentir et les rendez-vous réguliers avec le Pr Moutet pour le suivi post-opératoire me faisaient entrevoir la fin d’un long tunnel sans grimper.

poulie-3

La reprise

La perspective de recommencer à grimper, 8 mois après ma blessure, 3 mois après l’opération, c’était bien sûr quelque chose de fabuleux et de très motivant. Mais là encore, il m’a fallu ronger mon frein ! Il était bien évident que je n’allais pas recommencer à grimper immédiatement dans des voies dures. Il me fallait refaire du muscle car mon avant-bras gauche avait bien fondu. Et reprendre très progressivement.

Avant de reprendre directement sur le rocher, il s’est encore écoulé un peu de temps. J’ai continué les exercices de saisie de coquillettes et de malaxage de pâte, boules chinoises et autres balles de golf. De l’électrostimulation (programme réhabilitation) et du moulinage de bras sur un pédalier m’ont aidé à solliciter à nouveau les membres supérieurs. J’ai ensuite recommencé à toucher des prises, d’abord en faisant des traversées sur le mur, les pieds au sol sur les talons et les mains sur de très bonnes prises.

La reprise de l’escalade s’est faite sur le rocher, d’abord en moulinette puis en tête : 3 semaines dans le 5+, 3 semaines dans le 6a, 3 semaines dans le 6b, 3 semaines dans le 6c… et ainsi de suite en augmentant très progressivement le nombre de voies et leur intensité. L’été suivant, je refaisais du 8a (dans un style pas trop à doigts) et l’hiver suivant du 8a+ puis du 8b, sans appréhension particulière à tirer sur des arquées. C’est finalement allé assez vite, plus vite que je ne l’aurais imaginé de prime abord. Sans doute, le travail de visualisation mentale effectué durant toute la période d’arrêt m’a aidé à conserver les sensations et a facilité la reprise !

Conclusion

Avec le recul, je me dis que j’aurais sans doute pu conserver une activité foncière durant la phase préopératoire, comme de la natation par exemple, qui ne sollicitait pas outrageusement le doigt lésé. Quant à la phase de rééducation, j’avais imaginé faire du footing par exemple et des abdos, mais les séances de rééducation me prenaient tellement de temps et d’énergie que ce n’était guère envisageable, d’autant que je n’ai pas pris mon arrêt de travail à ce moment-là, pour ne pas hypothéquer les chances de survie de la société pour laquelle je travaillais à l’époque et qui rencontrait des difficultés d’ordre économique.

Retrouver le foncier a donc pris un peu de temps. Mais une reprise axée là-dessus était de toutes façons plus pertinente qu’un travail immédiat sur la force, donc pas de regrets de ce côté-là. 3 ans plus tard, j’ai retrouvé mon niveau antérieur en escalade et je l’ai même dépassé. Je remarque encore un décalage de force entre ma main droite et ma main gauche, en particulier en arqué, mais je ne vais pas me plaindre !

Cette expérience m’a fait modifier beaucoup de choses dans mon escalade et dans ma manière de m’entraîner : mon échauffement est plus attentif, je m’hydrate plus régulièrement au cours des séances et j’ai ralenti ma consommation de café, qui a un impact négatif sur la circulation périphérique et n’est donc pas très bon pour les doigts ! Je m’écoute plus volontiers, en prenant beaucoup plus en compte mes états de fatigue. Je fais désormais des étirements des avant-bras et des doigts après chaque séance.

Bien sûr, je sais que d’autres blessures peuvent tout de même survenir. C’est inhérent à la pratique, surtout avec le temps qui passe ! Mais je constate aussi que ma motivation s’est trouvé décuplée depuis cette expérience, comme si cet arrêt prolongé m’avait fait prendre conscience que je n’allais pas grimper éternellement et même, pour aller plus loin, que je n’allais pas vivre éternellement. Expérience philosophique, donc !

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14 réponses

  1. François Bellet dit :

    Super article !

  2. Xima dit :

    Merci pour ce retour d’expérience !
    Je suis actuellement dans une phase d’entraînement assez intensif. Je commence à ressentir un peu de douleur dans les doigts et pas mal de fatigue. J’hésitais à prendre quelques jours de repos. Et bien après cette lecture c’est décidé !

  3. besse JP dit :

    Pour ma part j’ai aussi eu un déchirement totale de la poulie,dans une période de ma vie ou j’étais le plus en forme.J’ai décidé de ne pas opérer et j’ai fait autre chose pendant 4ans ce qui m’as bien ouvert l’esprit !!!Et comme la vie est u éternel recommencement ,je suis super motivé et à fond
    C’est le verre à moitié plein

  4. Jerome dit :

    Il y a dizaine d’années, j’ai eu une rupture partielle de poulie suivie d’un arrêt de 6 mois de grimpe. J’y ai perdu toute motivation. Il m’a fallu de longues années pour que je retrouve de l’envie…
    Ce qui m’interpelle à la lecture de l’article, c’est que « ma » rupture de poulie a coïncidé avec une période pas top de ma vie, où le sommeil était insuffisant et le stress envahissant… Je n’avais pas vu les choses comme cela depuis cet accident. Eclairant. Merci !

  5. Lucas dit :

    Cet article tombe à pic et me questionne beaucoup.
    J’ai fait une rupture complète de la poulie A3 du majeur de la main droite il y a 3 petites semaines.
    C’était en salle sur un un bloc autour de 7B.
    Echographie confirmant la rupture complète puis rdv dans le service du D Moutet (consultation hyper rapide avec une de ses collègues), on m’a juste fait la bague en résine et donné rdv 6 semaines plus tard.
    J’ai lu qu’on opère plus beaucoup les poulies sauf quand il y a plusieurs poulies lésées. C’était votre cas apparemment. Mais l’échographie suffit-elle pour voir toute les lésions ? Me conseillez-vous une IRM ?.
    Beaucoup de grimpeurs m’ont affirmé qu’on peut grimper avec des poulies en moins sans perdre en niveau (témoignages indirects). Ayant des enfants en bas age je dois dire que 45 jours d’attelle puis la rééducation hyper prenante c’est de toute façon difficile à envisager. D’autant que mon doigt n’a jamais enflé et ne me fait pas mal du tout au quotidien, juste quelques sensations bizarres lors de faux mouvements.
    L’idée c’est de reprendre progressivement la grimpe 45 jours après et de voir si ça le fait ou pas. Qu’en pensez-vous ? Je trouve incroyable qu’on puisse décider d’opérer avec tout ce que ça présente comme galères si on peut regrimper 45 jours plus tard sans rééducation. Tout ça me parait incohérent.
    Merci pour cet article intéressant.

    • Laurence dit :

      Bonjour Lucas,

      Désolée d’apprendre que vous rencontrez ce genre de soucis, ce n’est jamais très rigolo. Bon, je ne suis pas médecin mais je vais essayer de répondre point par point à votre commentaire, en fonction de ma propre expérience :
      – Pour ce qui est de l’IRM, je m’étonne qu’on vous ait conseillé de faire une échographie, car dans le service du Pr Moutet, ils demandent en général de venir en consultation en ayant fait au préalable un scanner, car il semblerait qu’à l’échographie, on ne voit pas grand chose…
      – Pour ce qui est de la prise en charge qu’on vous a proposé (bague en résine + repos 6 semaines), je dirais qu’il faut leur faire confiance, ils connaissent leur boulot. Et quand on peut éviter l’opération, c’est mieux. J’ai eu ce type de prise en charge, lors d’une autre blessure, et ça avait bien fonctionné, mais la rupture n’était que partielle. S’ils vous proposent cela, je suppose que le diagnostic n’était peut-être pas évident à poser au vue de l’échographie mais qu’ils pensent pouvoir vous éviter l’opération et toute la rééducation qui s’ensuit…
      – Pour ce qui est de regrimper avec des poulies en moins, oui, il y a beaucoup de grimpeurs dans ce cas. On a un peu moins de force dans un doigt mais pas forcément une baisse de niveau. Après, il faut voir qu’une poulie en moins, c’est plus de contraintes mécaniques sur les autres poulies et donc plus de chances de se blesser à nouveau.
      – Pour ce qui est de prendre ou non la décision d’opérer, je pense que c’est lié à la gravité de la blessure (rupture totale, plusieurs poulies lésées…). Ils ne le font qu’en cas de nécessité absolue, justement parce que la rééducation est contraignante. Et le bon respect du protocole de rééducation intervient pour 50 % dans la réussite de l’intervention (c’est aussi pour cela que l’opération est plus volontiers proposée soit à des athlètes de haut-niveau soit à des professionnels, qui ont le temps et les possibilités matérielles de mettre en place une telle rééducation).
      Bref, je dirais que c’est plutôt une bonne nouvelle qu’ils vous aient proposé l’alternative de la bague. D’ailleurs, si le doigt n’a pas enflé et que vous n’avez pas mal au quotidien après seulement 3 semaines d’arrêt, c’est quand même bon signe. Bon courage en tout cas et tenez-nous au courant !

      • Lucas dit :

        Merci beaucoup pour votre réponse détaillée. Quoi qu’il en soit je pense effectivement que ça vaut le coup pour moi de tenter une reprise de la grimpe sans opération. Je vous tiendrai au courant de ce que ça donne. Je croise les doigts (de l’autre main parce que la bague me gène pour le faire de la main droite).
        J’essaie de mettre en place dès maintenant un protocole de reprise progressive pour ne pas brûler d’étapes. Auriez-vous des conseils ? J’ai peur de reprendre trop fort, j’ai l’impression que je pourrais grimper normalement dès maintenant… La progressivité dépend-elle des sensations ou faut-il s’astreindre à un programme de type 5a pendant un mois, 6a pendant un mois… Sans aucune arquée jusqu’à quand ? Avec une poulie en moins faut-il même bannir les arquées définitivement sur cette main au risque de voir les autres poulies péter ?

        • Laurence dit :

          Dans le protocole de la bague résinée, je pense que c’est bien d’attendre la fin des 6 semaines de repos préconisées, même si on peut avoir envie de recommencer à grimper plus tôt, en particulier si la douleur commence à s’atténuer. Pour ce qui est de la reprise, pour ma part (mais là encore, c’est juste mon expérience, ça n’a pas forcément valeur de règle absolue), je suis restée très progressive, trop peut-être (le Pr Moutet a fini par me dire 3 mois après la reprise, « 6c ? non mais là, c’est bon, vous pouvez y aller, vous pouvez tirer dessus !! »). Après, je pense que c’est à chacun de faire en fonction de ses sensations. L’avantage de procéder comme ça, avec un programme bien progressif (3 semaines dans le 5+, puis dans le 6a, etc), c’est qu’on se réhabitue à forcer sans brûler les étapes.

      • Philippe dit :

        Personnellement, on m’a affirmé que l’échographie était mieux qu’une IRM… Quoi qu’il en soit, suite à une rupture partielle de A2 au majeur, à la fin d’une séance de bloc indoor (allez, je donne tout pour le dernier essai…!), j’ai recommencé à grimper (avec tape) très progressivement, en écoutant mes sensations plutôt qu’en me basant sur un protocole qui n’est finalement qu’indicatif. Bague en résine, ergothérapie, et patience! Ne plus pouvoir tirer à fond me pousse à travailler plus avec les pieds, à mieux m’équilibrer, bef à grimper plus technique! Bonne grimpe à tous.

        • Lucas dit :

          Pourquoi ne peux tu pas à nouveau « tirer à fond » ? La peur de te reblesser ? (le risque est-il vraiment plus important ?) Une douleur ? Une perte de force ?

          • Philippe dit :

            Cela fait deux mois que c’est arrivé, donc reprise progressive… Comme je l’ai dit, je me base sur mes sensations; dès que je sens une tension un peu trop forte, ou un début de douleur, je stoppe. Si la fonctionnalité du doigt est retrouvée, ça ne signifie pas que les tissus sont pleinement cicatrisés (donc pas encore complètement solidifiés), selon le médecin que j’ai vu. En outre, un tissu lésé se refait plus lentement qu’un os fracturé, p.ex. Enfin, c’est cohérent avec les différents protocoles de reprise et les témoignages de potes qui ont eu une rupture partielle. Et certainement un peu d’appréhension aussi:-(

  1. 5 octobre 2016

    […] who, like me, were operated with a total pulley rupture and which experienced a period of rehabilitation following surgery and immobilization, may remember […]

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