Comment concilier contraintes professionnelles et escalade ?

escalade et travail grimper et s'entrainer sur son lieu de travail
En cette veille du 8 mai, La Fabrique verticale aborde un sujet épineux… Et un tantinet provocateur. Quel est le meilleur moyen d’adapter son entraînement à une journée de travail ? Bref comment concilier escalade et contraintes professionnelles ?

Qui ne s’est jamais posé la question, à part peut-être un grimpeur professionnel ?! Vous avez du mal à vous lever aux aurores pour vous entraîner avant de partir bosser ? Mais vous n’avez plus l’énergie quand vous rentrez le soir ? Alors, pourquoi ne pas viser l’heure du déjeuner ?

Même avec une poutre à la maison, s’entraîner avant le travail, c’est souvent mission impossible. Surtout si vous avez des obligations familiales ou un temps incompressible de transport en commun à prendre en compte dans votre organisation. Et si le soir vous ne donnez plus l’heure, alors il ne vous reste plus que la tranche horaire d’entre midi et deux !

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L’heure du déjeuner n’est pas un si mauvais moment pour l’entraînement. En fait, il y a même quelques avantages. Des recherches ont montré que s’entraîner en milieu de journée pouvait améliorer la vigilance et la productivité. Et une étude récente montre qu’une coupure au milieu de la journée de travail permettait de limiter les effets néfastes générés par le stress sur la santé.

Le job de rêve

Le patron de Salewa, Heiner Oberrauch, l’a bien compris, en faisant installer au siège social de son entreprise, à Bolzano, un gigantesque mur d’escalade qui reste à disposition de ses employés à tout moment de la journée. Tout le monde n’a pas la chance d’avoir accès à ce genre de structure. Et vous vous demandez sans doute : “Comment caler une séance pendant la pause déjeuner – et être présentable pour les réunions de l’après-midi – le tout sans partenaire d’entraînement et en une heure seulement ?

Soyez pro

– Visez une salle proche de votre lieu de travail. S’il n’y a pas de SAE dans les parages, une salle de fitness pourra dépanner
– Préparez votre sac la veille au soir, pour ne pas arriver sans votre matériel à la salle (et n’oubliez pas serviette, gel douche et sous-vêtements propres pour l’après-midi ou lingettes si le timing est vraiment serré !)
– Planifiez précisément le contenu de votre séance et le temps nécessaire à l’échauffement
– Faites un bon petit déjeuner le matin et prévoyez un en-cas léger vers 10h30 ou 11h, type barre énergétique, pour éviter l’hypoglycémie pendant la séance

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Choisissez une séance adaptée

Tout d’abord, ne nous voilons pas la face. Clairement, vous ne pourrez jamais caler une séance de volume sur le mur entre midi et deux. Encore moins une sortie en falaise, à moins d’être un sacré privilégié. Mieux vaut donc être réaliste ! Voici donc quelques idées de séances à ajouter à votre arsenal, adaptées à des degrés variables de charge de travail.

Option 1
Le Circuit training

Si vous n’avez pas accès à une salle d’escalade, mais néanmoins à une salle de fitness, vous pouvez mettre à profit la pause déjeuner une à deux fois par semaine. Ainsi vous pourrezaméliorer votre condition physique générale et/ou votre gainage, grâce à des exercices tout simples, nécessitant ou non des machines (pompes, tractions, abdos, développés couchés, etc…).

Le principe : après un échauffement général de 20 à 40 minutes, vous enchaînez 7 ateliers variés, visant différents groupes musculaires, avec 30 secondes d’effort suivies de 30 secondes de repos. Vous récupérez 10 minutes et répétez ce bloc 2 à 3 fois. Hop, à la douche !

Option 2
Les circuits de bloc
Si vous avez accès à une salle de bloc, un entraînement par intervalles vous permettra non seulement d’optimiser votre temps de pratique. Mais aussi d’améliorer vos qualités de résistance.

Après un échauffement général et spécifique de 20 à 40 minutes, sélectionnez 5 à 7 blocs connus que vous êtes capables de réaliser 3 fois sur 4. Ces blocs constitueront le circuit que vous réaliserez 2 fois. Prenez 30 secondes à 1 minute de récupération entre chaque passage et 15 min entre deux circuits.

Option 3
Le mieux que rien
Alors comme ça, vous êtes coincés au travail ? Vous croulez sous les dossiers urgents ? Même la pause déjeuner est passée à l’as ? Si vous avez la chance de ne pas travailler dans un open-space, vous pouvez peut-être tenter ceci. Toutes les heures, faites une série max de pompes ou d’abdos. Ça vous défoulera ! Et puis à la fin de la journée, ce sera toujours ça de pris.

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7 réponses

  1. séverine dit :

    option 3 ! Merci Olivier et Laurence!
    Site complet, varié, et accessible… enrichissant la formation personnelle. Y a plus qu’à bosser !

  2. Julien dit :

    Suite à cet article et bossant beaucoup, je me suis mis à faire des petites séance entre midi et deux, c’est vraiment pratique et assez facile à glisser dans un emploi du temps chargé. Par contre, j’ai 1h max et pas de pan à proximité, alors j’a

    • Julien dit :

      j’ai l’impression de tourner un peu en rond (footing, pompes/abdos/tractions). Quels autres exercices peut on faire facilement, qui soient utiles et plus spécifiques ?

      • Olivier dit :

        La variété des exercices que vous pouvez envisager dépend en partie du matériel, vous l’avez évoqué. Afin d’éviter la lassitude, fixez-vous par exemple d’associer un exercice avec l’autre ou de varier les conditions de réalisation des exercices. Si par exemple vous faites du gainage, des pompes, des tractions, introduisez des blocages, des simulations de jetés, des pompes claquées, introduisez de nouveaux exercices d’abdos. Modifiez le nombre de répétitions ou réduisez les temps de récupération…
        Bon courage

  3. Nicolas dit :

    Option 2! 😉
    En plus on a le choix, une salle de diff et une salle de bloc (800m²). en 1h15-1h30 j’arrive parfoit a faire 8 voies pour peu que je ne fasse pas mon niveau max, ou 5 avec des gros essais! Et clair qu’on se sent mieux l’après-midi pour bosser! 2 fois semaines en général, plus 1 seance un peu plus grosse un soir.
    Mais bon, ça suffit pas pour faire du 8. Faudrait aussi que j’arrive a caller des sorties en falaise, et ça entre midi et 2 c’est plus dure… surtout avec la météo belge…
    Perso je fais aussi attention de bien boire le matin les jours de grimpe, minimum 1 litre d’eau, et idem pendant.

  4. véro dit :

    Encore faut il avoir la chance d’avoir une pause suffisamment longue et une salle pas trop loin

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