L’IFSC révolutionne l’escalade : place au Slow Climbing

Un vent de changement souffle sur le monde de l’escalade : l’IFSC (Fédération Internationale d’Escalade Sportive) vient d’annoncer la suppression de l’épreuve de vitesse au profit d’une discipline inédite : le Slow Climbing, c’est-à-dire la grimpe lente. Une révolution ?
Inspirée par le mouvement “slow food”, cette nouvelle épreuve de Slow Climbing (ou grimpe lente) prône le retour à l’essence même de l’escalade : la contemplation, la précision et la connexion avec la paroi. Finis les chronos affolants et les mouvements saccadés, place à la grâce et à la maîtrise.
Un règlement sur mesure
Le règlement de cette discipline révolutionnaire a été élaboré avec soin pour garantir une expérience optimale aux grimpeurs et aux spectateurs :
- Temps illimité : les grimpeurs auront tout le temps nécessaire pour venir à bout de la voie, l’objectif étant de savourer chaque mouvement et d’apprécier la beauté de la voie.
- Notation artistique : un jury d’experts évaluera la fluidité, la créativité et l’esthétique des mouvements. Les grimpeurs seront encouragés à exprimer leur propre style et à improviser.

- Dégustation de produits locaux : des pauses gourmandes seront intégrées à la compétition, permettant aux grimpeurs de se ressourcer entre les essais.
- Le silence est d’or : le public sera invité à observer les grimpeurs dans le plus grand calme, afin de favoriser la concentration et la sérénité.
Le Slow Climbing : une discipline ouverte à tous
La grimpe lente se veut accessible à tous les niveaux, des débutants aux grimpeurs les plus expérimentés. En fait, l’objectif ne serait plus la performance. Mais bien le plaisir de grimper et de se connecter avec ses sensations profondes, que ce soit en voie ou en bloc.

Les réactions ne se sont pas fait attendre
Cette annonce a suscité des réactions contrastées dans le monde de l’escalade. Certains puristes saluent ce retour à une escalade déconnectée des chronos, tandis que d’autres craignent un véto du CIO, l’escalade de vitesse ayant été reconnue discipline à part entière lors des JO de Paris 2024. “Quid du spectacle ? s’interrogent déjà les observateurs.
“C’est une excellente initiative”, a déclaré Adam Ondra, légende de l’escalade. “Le Slow Climbing permettrait de redécouvrir le plaisir de grimper sans la pression du chrono.” À l’opposé, d’autres grimpeurs se posent un peu des questions. “Je suis un peu sceptique”, confie Samuel Watson, recordman du Monde de vitesse à Paris avec 4,74s. “J’ai peur que ce soit un peu ennuyeux pour le public.”
Slow Climbing : un avenir prometteur ?
Malgré les critiques, l’IFSC est confiante quant à l’avenir de la grimpe lente. La première édition du Championnat du Monde de Slow Climbing aura lieu en 2026, à Slowbird (Utah). Elle promet d’être un événement inoubliable. Alors, prêts à ralentir le rythme ?
Si seulement c’était vrai 😉
joyeux premier avril