Adam Ondra : entraînement d’un champion avant Bercy !

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Adam Ondra vient de gagner les Championnats du Monde d’escalade à Bercy. Comment cet ultra-spécialiste de la falaise s’est-il préparé pour un événement indoor tel que Bercy ? C’est la question que La Fabrique Verticale lui a posée ! Et bien d’autres… Rencontre avec une bête d’entraînement !

Comment analyses-tu ton résultat à Bercy ?

En fait, Bercy était mon objectif principal cet année. Mon but ultime était même de rééditer l’exploit de remporter les deux titres de Champion du Monde la même année, en bloc et en difficulté. Peut-être que c’était un peu trop ambitieux… Mais il faut bien se fixer des objectifs motivants, n’est-ce pas ? Et en même temps, ça m’a enlevé un peu de pression, je crois, de viser les deux titres, car j’avais deux chances de gagner !

Comment t’es-tu préparé à l’échelle de la saison ?

Vu de l’extérieur, on pourrait croire que je n’ai fait que de la falaise cette année. C’est en partie vrai mais en même temps, je n’ai pas fait que me balader de spot en spot. J’ai été très rigoureux sur l’entraînement et je me suis entraîné dur entre chaque séjour en falaise, en particulier au printemps, comme je terminais la fac et que je n’avais pas la possibilité de voyager à ce moment-là.

Quelle particularité devait prendre ton entraînement ?

Il fallait mixer bloc et difficulté. Mais en fait, construire l’entraînement de cette manière n’est pas un gros problème. Nous sommes assez d’accord, Patxi et moi (NDLR : Patxi Usobiaga est l’entraîneur personnel d’Adam Ondra), sur le fait que pour être bon en diff’, il faut aussi être fort en bloc. De nos jours, il ne suffit plus d’être affûté et léger pour prétendre gagner en diff’ !

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Tu as fait peu de compétitions cette année, hormis celle d’Arco… Cela t’a servi de rodage ?

Quand je suis arrivé à Arco, je pensais que j’étais bien préparé. Mais en fait, j’avais fait peu de résine, comme j’avais passé du temps à essayer mon projet en 9c à Flatanger. Ainsi, je n’avais pas vraiment eu l’opportunité de me remettre la forme en résistance, comme la voie que j’essaie à Flatanger est plus typée bloc que réellement rési. Donc je ne me suis pas senti très bien dans les voies à Arco.

En revanche, j’ai pu voir que ma préparation pour le bloc était parfaite. J’ai constaté aussi que je tenais bien le choc au niveau de la récupération entre les tours. J’ai pu supporter 3 jours de compétition d’affilée sans baisse de régime mais c’est assez logique compte tenu du volume que j’ai fait à l’entraînement dans les mois précédents.

Depuis Arco, qu’as-tu mis en œuvre pour élever encore d’un cran ton niveau ?

Après Arco, je me suis entraîné environ 8 jours, principalement dans des salles de bloc, à faire des simulations de circuit de compétition. J’ai aussi essayé de m’ouvrir des blocs dans le style de ce que je pensais trouver à Paris. Et j’ai combiné ça avec du Pan Güllich. J’ai aussi grimpé sur un grand mur à corde à Prague, avec Martin Stranik et d’autres copains, et j’ai refait des voies sur mon pan.

La toute dernière séance, à Innsbruck, a été particulièrement satisfaisante. Je me sentais plus fort que jamais. En arrivant à Paris, je me sentais fort et bien frais. Et à chaque tour que je passais, de plus en plus confiant ! L’entraînement avec Patxi a bien payé. Et je dois admettre que je n’ai pas ressenti de fatigue, même après 5 jours de compétition.

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