Climbaid, l’escalade comme vecteur d’inclusion sociale

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L’association suisse ClimbAid utilise l’escalade comme vecteur d’inclusion sociale auprès des réfugiés. Grâce à un mur d’escalade monté sur un camion, elle permet aux jeunes des camps de réfugiés de découvrir l’escalade au Liban (Vallée de la Bekaa, frontière Syrienne). La Fabrique verticale soutient cette belle initiative.

ClimbAid, le contexte

Le Liban est un pays du Moyen-Orient composé de 4 millions d’habitants, dont 1,5 million de réfugiés syriens et 0,5 million de réfugiés palestiniens. C’est le pays qui a la plus importante concentration de réfugiés au monde. En effet 1 habitant sur 3 est réfugié. La vallée de la Bekaa – la principale zone d’opération couverte par ClimbAid – compte un demi-million d’habitants, dont la moitié sont des réfugiés Syriens et Palestiniens.

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Ainsi, selon un rapport de l’Unicef, UNHCR et WFP datant de 2016, 78% des mineurs syriens ne sont pas inscrits à l’école. En cause : la crise économique et une population qui a doublé. Mais aussi la confusion des politiques nationales pèsent sur la région.

Le sentiment de sécurité apparente ne doit pas dissimuler un conflit latent, où les sources de tensions sont nombreuses. En particulier liées à une compétition accrue sur le marché du travail, une pénurie de ressources et un manque crucial de services publics. Un rapport de l’Ark Group en 2017 démontre que les relations entre Libanais et Syriens se sont dramatiquement détériorées entre mars et mai 2017.

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ClimbAid, l’association

ClimbAid est une association à but non-lucratif fondée en Septembre 2016 à Zurich. Elle pilote des projets humanitaires autour de l’escalade et des sports de montagne. L’association porte en particulier sur le développement holistique des jeunes en tant qu’acteurs sociaux indépendants, autonomes et soucieux de l’environnement. Plusieurs projets actifs sont en cours au Liban (A Rolling rock) et en Suisse (Maxi Family). Et un autre projet est en cours de développement en France.

Maxi Family est un réseau croissant de volontaires et de salles de bloc. L’idée : offrir des sessions d’escalade aux demandeurs d’asile en Suisse. La même chose est en train de se mettre en place en France.

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A Rolling Rock se penche sur les conséquences de la guerre en Syrie et la guerre civile au Liban (1975-1990). Grâce à un mur d’escalade mobile monté sur un camion, ClimbAid offre une alternative sportive et cognitive aux jeunes réfugiés de la vallée de la Bekaa.

Pourquoi l’escalade ?

L’escalade fait du bien. Et elle a beaucoup à nous apprendre. Grimper, c’est d’abord avoir confiance en son corps, gérer sa peur. C’est aussi se donner des objectifs. Et être patient avec soi-même. C’est encore apprendre à s’entraider, à communiquer en groupe, résoudre des problèmes, imaginer des solutions.

Et pour les personnes atteintes de traumatismes psychologiques, ou dans des conditions de vie difficiles, l’escalade est une pratique très pertinente. Car elle permet de gérer son stress, prendre confiance en soi, canaliser ses émotions. Mais aussi se projeter dans le futur. Elle est d’ailleurs utilisée dans le traitement de la dépression.

Plusieurs forts grimpeurs et grimpeuses soutiennent l’association ClimbAid, comme Arnaud Petit, Nina Caprez, Fred Nicole et Stephanie Bodet.

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