Va pour le vert : l’alimentation en question !

Tous les scientifiques modernes s’entendent pour déclarer que l’alimentation de l’occidental moyen est trop pauvre en apport d’Omega-3 tandis qu’elle est, par comparaison trop riche en Omega-6. Or, il s’avère que si la consommation d’Omega-3 était augmentée, il s’ensuivrait une amélioration considérable de l’état de santé général, une réduction de risques de maladies cardiovasculaires, de cancers, de scléroses en plaques, de troubles bipolaires, de TDAH, de douleurs chroniques, d’Alzheimer et accessoirement de syndromes inflammatoires telles que les tendinites, bien handicapantes pour les grimpeurs.

Il faut savoir que les omega-3 sont des acides gras essentiels. Ils sont nommés ainsi parce qu’ils sont indispensables au bon fonctionnement de l’organisme et parce que ce dernier est incapable de les synthétiser lui-même. L’alimentation en est donc, constamment, la source.

Les 3 formes d’Omega-3 existantes – les AAL, les APE et les ADH – sont toutes aussi indispensables les unes que les autres. Toutefois, et dans la mesure où la présence d’Oméga- 6 n’est pas importante, le corps est en capacité de synthétiser l’ensemble des 3 formes d’Oméga-3 à partir des seuls AAL (très présent dans les légumes verts, entre autres). Si le rapport d’Oméga-3/Oméga-6 est de moins d’1 pour 6, la synthèse des 3 formes d’Oméga-3 à partir de, seulement une d’entre elles, n’est plus du tout optimale.

Anciennement, quand les animaux étaient nourris d’herbe, des pâturages, leur viande, œufs, lait etc. étaient riches de tous les oméga-3 ingurgités dans la verdure. À cette époque, le rapport Oméga-3/Oméga-6 était vraiment intéressant, pouvant même être de 1 pour 1. Consommer des produits animaux était donc pertinent, du point de vue de la santé de l’organisme.

Depuis l’introduction des céréales (maïs, soja etc. pauvres en Oméga-3) comme base de l’alimentation des animaux dans les élevages modernes, on observe une chute des quantités d’Oméga-3 présents dans les produits animaux que nous consommons et, a contrario, nous consommons de plus en plus d’Oméga-6, ceux-ci étant fort présents dans notre alimentation. Le rapport oméga 3/oméga 6 est à présent de 1/20 voire 1/30. Pas étonnant dans ces conditions que l’organisme se trouve en carence de certains Omega-3 (les AEP et les ADH) étant donné qu’il lui est, maintenant, impossible de les synthétiser de par les trop grands apports d’Oméga-6.

Que faire ?

Certains médecins et nutritionnistes, ayant mis en évidence ces carences, préconisent l’ajout de capsules d’huile de poisson dans l’alimentation. Ceci dans le but de fournir à l’organisme les oméga-3 manquant. En effet, l’huile de poisson, si elle provient de poissons nourris aux algues vertes, contient les précieux oméga-3 de types AEP et ADH que nous ne parvenons plus à synthétiser en quantité suffisante dans une alimentation jusqu’alors « normale ».

Il est intéressant de constater que l’homme moderne, malgré la mise en évidence des lacunes induites par la manière dont est produite son alimentation, se voit contraint d’opter pour des solutions palliatives plutôt que d’envisager une analyse plus objective de l’impact de ses habitudes de vie sur son état de santé afin de les adapter à ses besoins avec bon sens.

L’alimentation au cœur de la réflexion

Ainsi donc, pour résumer, il faut trouver dans l’alimentation, le moyen de rétablir le bon équilibre entre les apports Oméga-3 et -6. Pour ce faire la consommation des aliments riches en Oméga-3 doit augmenter (légumes verts, huile de colza, de chanvre, de camelin, noix graines de lin, de chia, de spiruline etc…). Au fil des jours, privilégiez les aliments crus car la cuisson altère beaucoup de substances riches pour l’organisme. Optez pour plus d’aliments crus. Varier les menus pour donner à l’organisme plus de possibilités de se fournir en nutriments nécessaires à son bon fonctionnement.

Soyez souriant, joyeux, accueillant, dynamique…Nos états de cœur sont aussi importants que ce que nous proposent nos assiettes. La vie devient belle, une fois que l’on décide de la recevoir telle qu’elle se donne. Dans ces conditions, non seulement les carences disparaitront mais en plus, l’organisme se verra libéré de la gestion difficile des soucis que lui impose une alimentation inadaptée.

Intéressant à savoir :
 les apports nutritionnels conseillés en Oméga-3 sont de 2g/j.

Cela représente, soit :
– 2 cuillères à soupe d’huile de
 colza, chanvre ou cameline
– 7noix
– 1 cuillère à soupe de graines de chia ou de lin moulu
– 1 cuillère à soupe de spiruline

Article proposé par Mireille Demars, d’I-form

Vous aimerez aussi...

9 réponses

  1. Lucas dit :

    Ravi que cet article ne nous conseille pas d’acheter des compléments alimentaires, cela dit l’intérêt des omega 3 semble lui même plus que discuté de nos jours :
    http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2014/01/26/faut-il-en-finir-avec-les-omega-3/
    Est-ce que Mireille Demars peut nous citer des meta-analyses qui confirment son point de vue ?

    • I-FORM dit :

      Bonjour Lucas,

      Nous pouvons t’envoyer de la documentation sur le sujet en question (trop long d’intégrer les études dans l’article ci-dessus).
      Il suffit de nous envoyer ton adresse email à l’adresse suivante: iformofficial@icloud.com et nous t’enverrons les informations concernant le sujet.
      Au plaisir d’avoir de tes nouvelles!

      • Lucas dit :

        Je déterre le sujet.
        Votre article contient énormément d’information scientifiques mais aucune référence aux études qui sont à la base de ces informations.
        J’aimerais, plutôt que de les recevoir par mail, que vous mettiez les références dans l’article ou en commentaire. C’est la base je pense quand on essaie de parler de sujets scientifiques.
        Et tant qu’on y est que pensez-vous (arguments à l’appui) des deux méta-analyses citées dans l’article que j’ai mis en lien et qui disent que les omega-3 n’apportent rien ?
        Merci d’avance et désolé d’avoir oublié cette discussion.

  2. Alexandre dit :

    Petite précision : les oméga-3 ne s’appellent pas ainsi à cause de leur caractère indispensable dans l’alimentation comme écrit au début de l’article, mais pour une question de nomenclature chimique : il s’agit d’une longue chaîne d’atomes de carbones portant à une extrémité une fonction acide carboxylique et contenant une ou plusieurs doubles liaisons. La longue chaîne carbonée étant à l’origine du caractère « gras » de la molécule, on comprend maintenant mieux pourquoi on les appelle des « acides gras ». Le terme oméga-3 situe la double liaison sur la chaîne : entre les 3ème et 4ème carbones en partant de la fin de la chaîne. De même pour les oméga-6, c’est entre le sixième et le septième carbone.

    Pour aller un peu plus loin, une double liaison peut adopter deux configurations : cis et trans et seul les acides gras de configuration cis peuvent être absorbés par l’organisme, d’où l’intérêt d’éviter de consommer des produits contenant des graisses trans (produits gras contenant des acides gras ou graisses hydrogénées, chips et gâteaux secs notamment)

    Pour plus de détail, la fiche wikipedia est plutôt bien faite : https://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_gras_insatur%C3%A9

  3. Damien L dit :

    Bravo pour cette article, c’est rare que l’on parle de raw food surtout dans le sport. De mon côté, je me suis mis au jus de légume depuis 2 mois maintenant. Alors tout d’abord pour que le jus soit assimilé facilement il faut un juicer. C’est un robot qui permet de séparer le jus de la chaire . Cela permet d’avoir une assimilation rapide des nutriments, sans sentiment de faim durant la matinée ou l’après midi. De plus, et pas des moindre, fini le petit coup de barre de l’après midi. Bien sur, je ne bois pas uniquement des jus, mais je me cuisine un petit complément. Je ne suis pas expert en nutrition et j’avoue que pour le moment je ne sais pas si cela apporte quelque chose dans ma grimpe, mais ce qui est sur c’est que j’ai plus de pêche. Est-ce un placebo? Je ne sais pas, on pourra en reparler dans un petit moment et faire le point.

    • I-FORM dit :

      Merci Damien! Nous sommes heureux que l’article vous plaise.
      Les jus de légumes sont pas mal mais attention à la perte des nutriments en les transformant en jus. Beaucoup des nutriments se trouvent justement dans la chair des légumes et des fruits. N’hésitez pas à prendre contact avec nous pour discuter nutrition ;)! Ou rendez-vous sur notre page Facebook pour retrouver des recettes et des bons plans pour mieux manger! Au plaisir d’avoir de vos nouvelles!

  4. Quentin dit :

    Le problème avec les oméga 3 contenu dans les plantes, c’est qu’ils sont très mal assimilés par l’organisme. Ce qu’il faut surtout manger c’est du petit poisson gras comme les maquereaux et les sardines.
    Les pub que l’on peut voir ou les belles écritures sur les bouteilles d’huile de colza ce n’est que du marketing…

    • I-FORM dit :

      Oui, les poissons gras sont à favoriser. Et le top du top (qui est par contre vraiment pas bon) c’est l’huile de foie de morue pure. L’idéal pour la faire passer c’est simplement de l’eau chaude mélangée à du jus de citron frais. Hop, une cuillère à soupe d’huile de foie de morue et puis hop un grand verre d’eau tiède citronnée!

  5. Cédric dit :

    Devenez végétariens, tout simplement…. la planète entière et votre corps vous en seront reconnaissant.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.