Etes-vous prêt à vous faire mal ?

L’entraînement n’est pas toujours une partie de plaisir et la progression passe parfois par l’acceptation de moments difficiles. Il faut savoir sortir de sa zone de confort et “sublimer sa douleur”, comme dirait Adam Ondra. Et vous, êtes-vous prêt à vous faire mal ? Petite feuille de route pour le chemin de croix !

Se regarder dans la glace

Au point de départ de toute performance, il y a une décision. Celle de se fixer un objectif et de se donner les moyens de l’atteindre. Tout l’art consiste à se fixer un objectif suffisamment ambitieux pour que ce soit motivant mais suffisamment réaliste pour que ça reste possible.

Alors, regardez-vous dans la glace ! Que dit le visage qui vous fait face ? Est-il prêt à en baver ? A-t-il l’œil du tigre ? Est-il capable de tout mettre en œuvre pour aller jusqu’au bout de ses ambitions, ou tout simplement de ses envies ? Sondez-le un peu pour voir !

Mesurer le degré de sa motivation

Qui dit objectif ambitieux dit aussi préparation minutieuse. Un programme d’entraînement bien calibré et suivi de manière intelligente peut vous permettre de mettre tous les atouts de votre côté. Mais le plus compliqué, c’est souvent de ne pas perdre sa motivation en cours de route !

Faites régulièrement le point sur votre degré de motivation ! Suivez-vous votre programme de manière routinière ? Faites-vous parfois des séances planplan, sans trop vous mettre dans le rouge, ou êtes-vous encore capable de vous tirer sur la couenne, en gardant toujours à l’esprit l’objectif final ?

Tenir un carnet d’entraînement

Quand on a un objectif en ligne de mire, la tenue d’un journal ou d’un carnet d’entraînement permet de faire régulièrement le point sur sa motivation, tout en régulant la planification en fonction du degré de fatigue ou de lassitude. Rien n’est tabou, écrivez tout ce que vous ressentez.

Tout peut y figurer : sensations au réveil, niveau de fatigue, douleurs récurrentes, frustration après une séance ratée… Le carnet d’entraînement sert aussi à ça : vider son sac, sans pourrir la vie de ses proches ! Et une fois qu’on a fait le point rationnellement, on peut mieux repartir de l’avant.

Avoir un plan de bataille et s’y tenir

Votre objectif se rapproche (séjour en falaise, compétition importante, test probatoire du DE, voie qui vous fait rêver et que vous voulez essayer à vue…). Commencez dès aujourd’hui à penser à ce moment et programmez mentalement la manière dont vous voulez vous comporter ce jour-là. Prenez en considération le plus d’éléments possibles. Visualisez en particulier les aspects que vous savez être difficiles !

Il s’agit d’anticiper toutes les difficultés à venir et à être prêt à les accepter, à les surmonter (tout en sachant qu’il y aura aussi des impondérables). Il s’agit déjà de savoir ce que vous allez faire quand telle ou telle situation va se présenter. Dans toute performance, il y a des moments décisifs où il faut prendre sur soi et aller jusqu’au bout. Choisissez-vous des images positives que vous pourrez réactiver mentalement le moment venu ou des leitmotiv que vous pourrez vous répéter dans les instants-clefs.

Être prêt à en baver

C’est maintenant. C’est ici et maintenant que tout se joue. Vous vous êtes entraîné en vue de cet objectif, vous y avez pensé pendant des mois et ce moment, à la fois attendu et parfois redouté, est là. Le défi que vous vous êtes lancé, il est là devant vous et il ne tient plus qu’à vous de le relever. Donc c’est le moment de vous mobiliser à 200% !

Pensez à tout ce qui pourra vous aider quand ce sera difficile : pensez comme ce n’est rien au regard de toutes les séances que vous avez enquillé pour y arriver, pensez au jour où vous ne pourrez plus grimper, pensez aux jours où vous ne pouviez plus grimper si vous avez déjà expérimenté la blessure, pensez à tous ceux qui ont envie que vous réussissiez et même aux autres si ça peut vous faire plaisir d’imaginer leurs mines déconfites !

Pensez à vous de manière positive, à toutes les cartes que vous avez en main. Pensez à la chance que vous avez de faire ce qui vous passionne. Ce truc qui n’est qu’à vous et que personne ne peut vous enlever ! Pensez aussi comme vous serez fier quand vous aurez réussi : ce jour-là, je n’ai rien lâché, j’étais explosé mais j’ai continué. Et j’ai fait la croix !

Pour aller plus loin

A924

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