Progresser en escalade : Faites une analyse !

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Pour les professionnels de l’Education Physique et du Sport, la revue EP.S est une institution. Créée en 1950, sa vocation est de partager les connaissances des éducateurs, à l’école ou en club.
On y trouve donc, à intervalles réguliers, des publications relatives à l’escalade. En l’occurrence, celle-ci, parue dans le numéro de nov/déc 16 et intitulée : Une méthodologie d’analyse de la motricité en escalade, rédigée conjointement par Laurent Vigouroux, Angelo Greco, Frédéric Maïk et Jérôme Louvet.
Si La Fabrique Verticale a choisi de vous présenter cet article, c’est que son intérêt nous paraît dépasser largement le cercle des éducateurs. Tout un chacun pourra en effet y trouver des clés pour progresser ou aider ses compagnons dans ce sens.

Le thème

Les auteurs, des experts en la matière, se sont attelés à un problème parmi les plus complexes de l’escalade : formaliser un cadre d’analyse de la motricité du grimpeur. C’est en effet une très grande difficulté que d’évaluer la qualité de la motricité dans notre activité par essence non standardisée et dans laquelle le pratiquant doit s’adapter à une multitude de paramètres : les supports, naturels ou artificiels, leur matière et inclinaison, les prises dont la variété est infinie, des formes de pratiques, du bloc à la grande voie, aux implications énergétiques et affectives diverses…

Plus précisément, chaque grimpeur adapte sa motricité à l’environnement, tout en composant avec ses caractéristiques et qualités propres. Ainsi, quel que soit le niveau auquel on se situe, améliorer notre motricité revêt un aspect aussi important que de gagner en force ou en résistance.

Si chez le débutant, de nombreux problèmes sont sous-tendus par des contraintes affectives (peur de tomber), ou informationnelles (définir son cheminement), l’enjeu est aussi de taille chez l’expert, conduit à trouver des solutions coordinatives de plus en plus complexes (voir les compétitions de bloc).

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Les auteurs

Ce sont des spécialistes de l’escalade. Ils ont fait (ou font toujours) partie de jurys de recrutement en EPS, dans les concours du CAPEPS ou de l’agrégation. Tous, au quotidien, travaillent et réfléchissent sur l’escalade, mais dans des perspectives différentes. Cet article est une synthèse de ces points de vues et c’est ce qui fait sa richesse.

  • Angelo Greco et Frédérik Maïk sont professeurs agrégés d’EPS et ont par conséquent une vision très précise de la motricité chez des élèves en situation d’apprentissage.
  • Jérôme Louvet est sans doute celui qui, en France, a poussé le plus loin la réflexion sur la motricité et la définition d’un cadre d’analyse.
  • Laurent Vigouroux, outre le fait qu’il soit un grimpeur de haut niveau, est Maître de Conférences en Sciences du Sport à Marseille. Son travail de recherche porte sur la modélisation biomécanique de la main du grimpeur.

Que nous apporte cet article ?

Notre motricité, littéralement notre manière de nous déplacer, est conditionnée par de nombreux facteurs (énergétiques, informationnels, affectifs, moteurs). Que ce soit donc pour tenter d’expliquer une chute ou un échec dans une voie, pour conseiller un ami désireux de progresser, l’enjeu est bien d’établir une relation de causalité la plus objective possible entre ces paramètres et le résultat.

Là où cet article nous est utile, c’est qu’il propose un outil aidant à lire de manière rationnelle et multifactorielle l’activité d’un grimpeur (ou de sa propre motricité !).

À chacun alors ensuite d’aiguiser son regard, puis de faire la juste analyse, avant que de trouver des pistes de remédiation ou de progression !

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2 réponses

  1. Simon V dit :

    excellent article en effet, merci!

  2. Philippe dit :

    Ouf, pas une (psych)analyse, ce serait un peu long pour pouvoir progresser… 😉

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