Stagnation en escalade : qu’est-ce qui freine votre progression ?

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Ah, la belle époque où vous progressiez de séance en séance. Premier 5, premier 5 sup, premier 6a… Au début, les choses allaient toutes seules, sans effort. Et vous montiez tout naturellement dans les cotations. Puis la progression a ralenti. Et vous avez commencé à ressentir une forme de stagnation, assez frustrante…

Quand on rencontre la stagnation pour la première fois, c’est difficile à admettre… Et pourtant ! C’est bien cela. Gagner une lettre dans les cotations est alors devenu un challenge. Voire une obsession. Une des difficultés, quand on arrive à un plateau, c’est que l’investissement nécessaire pour le dépasser semble insurmontable. Et incontestablement plus important que tout ce qu’on a déjà fait jusqu’à présent. Et ce n’est pas complètement faux 😉

Les raisons de la stagnation

En effet, plus on se rapproche de notre max, plus l’entraînement doit être rigoureux. Et finement pensé. C’est-à-dire pas seulement centré sur la pratique. Ni sur le physique, la première piste qu’on a tendance à explorer. Et malheureusement, quand on rencontre une phase de stagnation, on se réfugie un peu trop dans les recettes qui ont déjà marché.

Et à reproduire des séances ou des cycles d’entraînement qui nous ont permis de progresser jusque là. Ou alors à changer radicalement l’entraînement, avec pour effet une perte totale des repères… En effet la tentation de faire complètement autre chose peut être forte. Alors que poursuivre dans la même voie, mais en affinant l’approche, peut s’avérer payant !

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Casser l’effet stagnation

La première piste est de jeter un œil à votre plan d’entraînement. Ou si vous n’avez pas, plus globalement à votre organisation. En d’autres termes, vous êtes-vous entraîné régulièrement ? Avez-vous vraiment réalisé les séances que vous aviez prévues ? Avez-vous trouvé le temps d’aller à la salle autant de fois que vous l’espériez ? Si ce n’est pas le cas, misez déjà sur la régularité !

Grimper et s’entraîner régulièrement, c’est vraiment la clef. S’il y a trop de coupures dans votre pratique, vous êtes en reprise permanente. Et ne pouvez pas décemment espérer progresser, ni casser cette forme de stagnation. Dans les salles, on observe très souvent des grimpeurs très motivés au départ. Mais dont la motivation s’effrite au fil du temps.

Pour ceux qui sont suivis par un coach, la question se pose également. Il ne s’agit pas seulement d’avoir un plan d’entraînement. Mais de s’y tenir. Et de faire suffisamment de retours pour que l’entraîneur puisse réguler de séance à séance et réajuster la charge si besoin.

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Stagnation : effet collatéral de la routine

La deuxième piste à explorer, c’est la question de la routine. Si votre pratique est régulière ou que vous suivez scrupuleusement le plan d’entraînement que vous vous êtes fixés, peut-être que le problème de la stagnation provient d’ailleurs. Et en particulier du manque de stimulations nouvelles !

La monotonie dans l’entraînement peut s’installer quand toutes les séances sont faites au même moment dans la semaine. Et sont toujours un peu similaires. Avec les mêmes partenaires de grimpe. Dans ces cas-là, il s’agit de modifier la manière de s’entraîner pour que l’organisme soit amené à s’adapter. Quelques pistes peuvent y vous aider :

Faire varier le contenu des séances (pas seulement du dévers à grosses prises ou des blocs en compression, si c’est votre point fort, mais aussi des voies ou des blocs en dalle par exemple).

– Essayer d’ajouter une séance de tant à autre, quand votre planning le permet. Quitte à faire une séance plus courte. Et d’autres semaines, lever plus franchement le pied. Jouer tantôt sur le volume, tantôt sur l’intensité par exemple.

– Changer de créneau à la salle ou tout simplement de salle. Encore une bonne manière de franchir un cap et d’en finir avec la stagnation. En changeant d’horaire ou de salle, vous allez croiser de nouvelles têtes et votre motivation s’en trouvera renforcée !

– Plus généralement, jouer sur le principe de l’alternance, une des bases de l’entraînement !

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2 réponses

  1. Nicolas dit :

    La clef c’est surtout de se faire plaisir en grimpant… 20 ans que je stagne à 7a-7b et la motivation est toujours là! Parce que parfois une voie facile procure bien plus de plaisir que de s’acharner sur une cotation…

  2. Decibel dit :

    Moi cela fait 5 ans que je grimpe, mon niveau actuel est 7a avec quelques 7a+ et un 7b depuis peu.
    Je pratique deux sortent de sorties:
    – Celle qui est axée sur la perf, avec 2 voies de chauffes, 1 ou 2 voies dans le 7 que je travaillerais une ou deux fois suivante pour enchainer.
    – Et les sorties familles-pots où l’interet est de faire des voies en quantité dans du 6.

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