Reconfinement et escalade : conseils pour mieux vivre cette période

reconfinement et escalade

Face à la reprise de l’épidémie et à l’augmentation du nombre d’admissions dans les services de réanimation, la France est à nouveau confinée, et ce depuis 15 jours maintenant. Alors, certes, ce reconfinement est allégé par rapport à celui de mars. Mais si on fait en sorte de le respecter, il peut être un peu difficile à vivre. La Fabrique verticale vous aide donc à aborder plus sereinement les semaines qui viennent.

Confronté à la deuxième vague de Covid-19, Emmanuel Macron a décidé, fin octobre, de reconfiner le pays. Certes, on pourrait argumenter longtemps sur le caractère largement prévisible de la situation actuelle. Également sur le manque d’anticipation et la gestion de la crise par le gouvernement. Enfin sur l’attitude d’une partie de la population (sans doute encouragée par les discours plus ou moins pertinents des médecins « rassuristes » ) durant la période estivale puis à la rentrée, qui n’aura pas aidé non plus…

Mais, en fin de compte, l’heure n’est plus à l’argumentation, mais plutôt à une certaine forme de recul et d’acceptation. Sous peine de vivre, plus difficilement, la période actuelle. Pour les grimpeurs, il va bien falloir relativiser un peu et s’adapter au mieux. Et ça tombe bien, l’escalade est justement un sport d’adaptation !

Avec les couvre-feux et la fermeture des salles en octobre, c’était déjà compliqué de s’entrainer ou tout simplement de pratiquer. Mais maintenant, avec les restrictions de circulation, on peut globalement tabler sur un retour de l’entrainement à la maison, sauf cas particuliers et dérogations, comme expliqué dernièrement.

reconfinement escalade en salle derogations

Reconfinement, quelle stratégie dans cette période ?

Si vous êtes grimpeurs amateurs, vous ne disposez pas de dérogation. Alors décider d’aller en falaise est un choix qui vous appartient (comme celui de rouler à 200 km/h sur une nationale).

Cette restriction de pratique est pour partie discutable, nous en sommes conscients. Car, comme les autres activités se déroulant au grand air, et en dehors d’attroupements trop concentrés, l’escalade n’est sans doute pas le contexte le plus propice à la contamination.

Mais dans toute mesure législative, il y a la lettre… et l’esprit. L’esprit du confinement est de limiter le plus possible la circulation d’un virus que NOUS transportons (parfois sans le savoir si nous avons été contaminés au travail et que nous sommes asymptomatique).

Alors à chacun de prendre ses responsabilités. Tout au plus peut-on conseiller de faire attention encore plus que d’habitude lors des séances, afin d’éviter tout accident bête…

chute escalade

Reconfinement : faire le bilan du premier confinement

Une bonne manière d’accepter la situation est de faire le bilan du premier confinement. C’est-à-dire comment nous l’avons géré sur les plans personnels et professionnels. Mais aussi qu’avons-nous réussi à faire en entrainement. Qu’est-ce qui était profitable (lister les exercices à la poutre, à la barre pour les bras, le gainage, etc.) ?

Mais aussi , qu’est-ce qui serait perfectible ? En vrac :

  • la gestion de l’échauffement
  • la gestion de la progressivité pour éviter la survenue de blessures
  • la notion d’objectif. Là encore, plutôt que s’entrainer pour s’entrainer, sans donner de sens à son entrainement physique, garder en tête une voie ou un bloc qu’on aimerait pouvoir faire à la sortie du confinement par exemple et y penser régulièrement peut aider !
  • L’hygiène de vie (sommeil, alimentation, rapport à l’alcool, etc.)
  • la notion de transfert à l’escalade proprement dite. À ce titre, prévoir un petit pan à la maison si c’est envisageable ou trouver des murs à pierres apparentes dans un rayon d’un km autour de son domicile pour pouvoir faire des traversées peut être une idée !

Booster son moral

Au-delà de la gestion de l’escalade et de l’entrainement proprement dit, il est possible que le contexte actuel, avec son lot quotidien de mauvaises nouvelles, génère chez vous stress et anxiété. Rien d’étonnant à cela… Sauf à être dans le déni, la période n’est pas très réjouissante, sans parler de la crise économique et des tensions sociales, conséquences indirectes de la crise sanitaire. Et l’absence de perspectives claires ne facilite pas les choses.

De plus, avec le reconfinement, difficile de se changer les idées en allant grimper… Non seulement vous êtes plombés par les actualités mais en plus les jours qui raccourcissent et le manque de sorties en extérieur vous déprime. Pour booster le moral, les psys recommandent d’éviter la surchage informationnelle, d’appeler régulièrement ses proches et ses amis, de se focaliser sur l’instant présent et d’essayer de rire (ou au moins de sourire) au quotidien.

Pas forcément facile, évidemment, mais en débranchant le plus régulièrement possible son mental et en se recentrant sur des petites choses toutes bêtes qu’on aime faire, on peut faire en sorte de rendre ce reconfinement moins difficile à vivre…

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4 réponses

  1. Morgan dit :

    Bonjour,

    Je trouve votre comparaison plutôt maladroite.

    « Si vous êtes grimpeurs amateurs, vous ne disposez pas de dérogation. Alors décider d’aller en falaise est un choix qui vous appartient (comme celui de rouler à 200 km/h sur une nationale). »

    Il semble aisé d’argumenter que rouler à 200km sur une nationale est objectivement dangereux, y compris pour un pilote de rallye.

    Est ce à dire qu’il est dangereux d’aller en falaise pour toute personne n’apparaissant pas sur les listes ministérielles listant sportifs de haut niveau ?

    Je ne vous fais pas de procès d’intention mais me permet de souligner toutefois la maladresse de votre comparaison.

    Il me semble que l’existence d’exceptions à cette restriction suffit à la rendre illégitime.

    Cordialement

    • Olivier dit :

      Bonjour Morgan
      vous avez raison. Mon exemple n’est pas bon. J’aurais dû dire : « comme celui de transgresser une règle, un règlement ou une loi ». Car mon propos n’était pas de dire qu’il était dangereux d’aller en falaise.
      En d’autre terme : chacun peut choisir transgresser une règle. Et il doit par conséquent par avance accepter les conséquences de cet acte.
      En l’occurrence, pour le sujet qui nous concerne, se pose aussi clairement – comme vous le soulignez – la question de la règle qui est fixée par le gouvernement, à bien des égards arbitraire, voire contre-productive ; et aussi du processus qui a pu conduire à produire des règles aussi mal fagotées (volonté de faire « simple », méconnaissance des pratiques, précipitation, incompétence…)…

  2. Yves dit :

    Bonjour à vous et merci pour le site, une mine d’information depuis des années.
    Pour moi la comparaison est valable car il s’agit bien du même sentiment de sécurité. Je roule à 200km/h parce qu’il n’y a personne sur l’autoroute ou tout autre motif. Serait-ce l’égoïsme qui me cache le danger que je représente pour les autres ?
    La pratique en extérieur semble sans risque. Mais on y va en voiture à plusieurs. Risque de contamination. Puis risque d’accident en falaise. Enfin en bon français chacun se découvrira une passion pour l’escalade afin de sortir. Risque de contamination encore. Et les salles feront monter la pression pour réouvrir…. Contamination encore.

    Bref vive l’entraînement chez soi, on aura bien vite l’occase de « se faire mal » dehors.

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