Vélo et grimpe : 7 bonnes raisons de vous y mettre

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Que vous préfériez faire du bloc ou des voies, la pratique d’autres sports (vélo, running, etc.) peut parfaitement s’intégrer à votre entraînement. C’est même souvent bénéfique ! Dans cette logique d’entraînement croisé, le vélo séduit de plus en plus de grimpeurs. Focus sur cette discipline tendance.

La pratique de disciplines complémentaires à l’escalade présente de nombreux avantages. Au premier rang de ceux-ci, rompre la monotonie et bien sûr se faire plaisir en sortant prendre l’air ! Mais ce n’est pas la seule raison d’enfourcher votre fidèle vélo.

Récupérer après une grosse séance

La pratique d’une activité aérobie, tel que le vélo ou la natation, va vous permettre d’effectuer une récupération active. Ce qui est souvent préférable au repos complet. En effet, les déchets produits lors d’un effort lactique seront plus vite éliminés par une activité musculaire peu intense.

L’avantage du vélo, par rapport à la natation, c’est qu’il fait intervenir d’autres groupes musculaires que ceux principalement sollicités en escalade. Votre principal objectif sera donc de mouliner. C’est-à-dire de faire “tourner” les jambes en utilisant plutôt un petit braquet pour n’opposer qu’une faible résistance. Et d’adopter une cadence de pédalage assez élevée, située par exemple autour de 90-100 rmp. Selon votre niveau de pratique, la séance pourra durer de 1h à 1h30.

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Augmenter votre volume de pratique

En variant les types de séance et en introduisant des séances de cardio dans votre semaine d’entraînement, vous allez pouvoir solliciter différemment votre organisme. Le vélo, plutôt axé aérobie, va vous permettre de développer le foncier. Et ainsi d’être mieux à même de supporter des volumes importants de pratique en escalade. Faire des séances de bloc plus longues, enchaîner plus de longueurs à la salle ou mieux encaisser la marche d’approche à la falaise par exemple.

Dans cette logique, l’avantage du vélo par rapport au running, c’est que vous allez pouvoir développer votre volume hebdomadaire d’entraînement tout en limitant les risques de blessures liés aux impacts au sol. Le vélo est un sport “porté”. Il est donc nettement moins traumatisant. Il préserve le dos et les articulations. Et génère moins de courbatures.

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Développer votre puissance musculaire dans les jambes

La crainte des grimpeurs, par rapport à la pratique du vélo, c’est souvent de prendre trop de volume musculaire dans les jambes. Et donc de se retrouver avec des grosses cuisses et un poids supplémentaire à tracter dans les voies ! Rassurez-vous, la prise de masse n’est pas si automatique que ça…

En fait, le vélo va surtout vous donner de la tonicité et de la puissance dans les jambes, ce qui est immédiatement transférable en escalade (pour pousser efficacement sur les pieds en dalle ou même au départ d’un jeté). Et en parcourant des routes en côte en montagne (ou en emmenant un gros braquet sur le plat), vous allez progressivement gagner de la force dans les cuisses. Vous pouvez effectuer ces montées assis sur la selle ou mieux encore, en danseuse.

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Gérer votre poids et brûler des calories

Quoi qu’on en dise, la gestion du poids est souvent une préoccupation en escalade. Et peut même générer des troubles du comportement alimentaire. Si vous avez des difficultés à vous maintenir à votre poids de forme, la pratique d’une activité foncière, telle que le vélo, peut vous y aider. Bien évidemment, on sait que la seule pratique d’activités physiques ne suffit pas à faire perdre du poids et qu’elle doit être accompagnée d’un rééquilibrage alimentaire.

Cependant, d’après les conclusions de l’INSERM, la perte de poids qui résulte de l’association d’un régime et d’une activité physique est supérieure à celle obtenue par un régime seul. Et la pratique du vélo aide à brûler plus facilement les calories. De 300 (à allure moyenne) à 600 par heure (à allure soutenue). Et à partir de 40 minutes d’effort, le corps commence à puiser dans ses réserves de graisses.

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Devenir un guerrier

Lors d’une sortie de 3 à 4 heures à vélo, vous allez être amené à gérer un effort de longue durée. Et à puiser dans vos ressources mentales. Car selon le profil de la sortie, vous allez sans nul doute passer par des phases de mieux et des phases de moins bien. Cette gestion de l’effort, que l’on retrouve bien évidemment dans d’autres sports d’endurance comme le trail, le running ou le ski de rando, va vous être très utile en escalade.

Les stratégies mentales que vous allez mettre en place au fur et mesure des sorties (on a le temps de bien gamberger sur un vélo) vont aussi (effet collatéral bien appréciable) vous permettre de gagner en combattivité. Bref, faire de vous un guerrier. Lors d’un repos précaire par exemple, sur des petites prises. Ou en haut d’une voie, quand il s’agit de conclure. Et même en bloc, quand il faut tout envoyer dans un mouvement décisif. Sans parler des grandes voies où vous serez comme un poisson dans l’eau !

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Prendre soin de votre santé

On le sait, la pratique d’activités foncières aide à prévenir les maladies cardio-vasculaires. Faire régulièrement du vélo à allure modérée permet donc de faire travailler le cœur dans des conditions optimales. Ce dernier gagne en puissance de contraction et se fatigue moins. Les vaisseaux sanguins deviennent aussi plus élastiques et leur diamètre augmente. Ce qui a pour effet d’améliorer la circulation.

Au niveau du cerveau, les mêmes adaptations s’observent au cours de l’exercice physique. L’augmentation du débit sanguin cérébral est déclenché lors de sorties aérobies effectuées à allures modérées (60% de VO2max ou moins). Conclusion : le cerveau est mieux oxygéné. Et fonctionne donc mieux ! Enfin, cerise sur le gâteau, la pratique d’activités physiques en extérieur aide à renforcer le système immunitaire.

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Améliorer votre gainage

À vélo, contrairement à ce que l’on croit souvent, il n’y a pas que les cuisses qui travaillent ! Le gainage est lui aussi mis à rude épreuve. Car il permet de mieux transmettre la force des cuisses lors du pédalage et maintenir une meilleure position, qui préserve le dos. Vous allez donc pouvoir améliorer votre gainage en pédalant. Et ce sera tout benef pour la grimpe !

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4 réponses

  1. Jérôme dit :

    J’ai intégré il y a bien longtemps le vélo comme mode de déplacement principal. Cela me permet de conserver un bon état de forme général, même en période où j’ai pas trop le temps de grimper.
    Et puis, une petite virée en VTT dans les sous-bois quand le rocher est tout mouillé, ça permet de patienter agréablement 😉

  2. Max dit :

    I have also found cycling to be beneficial to climbkng — at the very least to control weight! I generally limit my efforts to 70-80% threshold on days before climbkng though!

  3. Mickael dit :

    Bonjour, pour ma part j’ai intégré le vélo sur les conseils de mon kiné suite à une entorse du genou il y a quatre ans en guise de rééducation. Ça a été d’une efficacité redoutable (je suis passé de difficultés à marcher à pouvoir faire des crochetaged de talons sans sourciller). En plus de ça le côté cardio et la gestion de l’effort (je suis en montagne) m’ont permis d’apprendre à me refaire plus vite dans les voies et d’augmenter ma conti.
    En plus de mon VTT pour la campagne j’ai acheté un vélo pliable pour la ville, je ne me sens pas encore de faire les 30 km et 600m de dénivelé, surtout au retour ou ça monte mais il rentre dans le coffre, du coup fini les pbs de parcmètres et de stationnement .
    Et c’est un moyen de déplacement agréable, plus rapide que la marche et non polluant…

    En bref, n’hésitez pas, même si on manque de pistes cyclables plus on sera nombreux et plus il y en aura.

  4. Olivier dit :

    Bonjour, j’ai fais pas mal de vélo en // de la grimpe, je trouve que cela « ramolli » un peu, difficile par la suite d’avoir une pratique explosive (bloc ou voies pêchues).
    Je dirais bien en récup, mais sur de petits volumes (< 1h30).
    Les sorties de 4 heures en montagne entament vraiment, et c'est difficile de serrer les prises les jours suivants.

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